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Escrime Artistique et Escrime de Spectacle

 

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 15:14

D'après le Site réalisé par Dr. Pierre PICOUET, avec l'aide du Dr. Susana Pombo

Voici une brève description de l'organisation des troupes française d'infanterie et de cavalerie. Il est important de remarquer que bien que la France soit peuplé (environ 18 million d'habitants), les mercenaires étranger (Suisses,
Allemands, Irlandais, Albanais.....) représentaient entre 50% et 25% des effectifs de l'armée française.

Au  XVI siècle


Pendant une bonne partie du XVI siècle, l’armée française fut inférieure à celle des Impériaux, avec une bonne cavalerie, une artillerie correcte mais une infanterie inférieure. Cette infanterie était composée principalement de
mercenaires Suisses (entre 6000 et 16000 hommes), allemands (entre 5000 et 10000 Lansquenets) et de français (les bandes de gens à pieds), ainsi que d'unités levées pour la campagne en utilisant les milices locales. La seule tentative de créer une unité militaire semblable aux Tercios fut la création des sept Légions

en 1534 par François I, qui étaient attachées à une province française, par exemple pays de Picardie ou duché de Bretagne. Vers 1535 les légions comportent 12 enseignes de 500 hommes avec 150 arquebusiers.

Vers 1558 les légions comportent 15 enseignes de 400 hommes avec 150 arquebusiers et 240 piquiers.
Bien que formidable sur le papier ces troupes n’avaient pas l’entraînement, ni la discipline des Tercios comme le montre la défaite de Saint Quentin en 1557. 

La cavalerie française du début du XVI siècle est organisée en compagnie d’ordonnance qui comporte entre 50 et 100 "lances". Une "lance" est un groupement de 4 hommes: Un homme d'arme, 2 archers (une version allégée de
l'homme d'armes) , 1 coustillier (cavalerie légère) et  deux non-combattants (1 page et 1 valet). En combat les hommes d'armes combattent ensembles et forment la cavalerie lourde, les archers forment une cavalerie plus légère. Lors de la bataille de Pavia on avait les homme d'armes en première ligne, suivit par 2 rangs d'archers. Des mercenaires allemands (les reîtres), albanais et polonais serviront également dans la cavalerie française comme pistoliers pour les premiers et comme cavalerie légère (les Stradiotes) pour les autres.


En 1523 François I entre en Italie avec 1350 lances française répartie en 17 compagnies, 480 lances italiennes, 10 000 archers, et 27 000 fantassins. Les guerres de religions (1560 - 1598) vont ruiner la France et réduire à néant, en autres, les réformes de l'appareil militaire français même si elles permettront de développer de nouvelle tactique pour la cavalerie, en particulier chez les protestants..


De 1598 à 1660

Avec la fin des guerres civiles, Henri IV commence à réformer les forces armées du royaume en utilisant en particulier le modèle hollandais (beaucoup de nobles huguenots apprendront l’art de la guerre avec les hollandais). La réorganisation de l’armée continuera sous Richelieu, qui utilisera le modèle Suédois.

Vers 1602 Sully organise l’infanterie française en régiment permanent et en régiments provisoires levés en cas de guerre. Les régiments permanents regroupent les « vieux » régiments (Gardes français, Champagne, Picardie,
Piémont et Navarre) et les petits vieux régiments qui portent le non de leur colonel. Les régiments sont organisés en 20 compagnies de 200 hommes puis 120 hommes, ce qui nous donne un effectif théorique de 4000 à 2400 soldats. On compte en générale 40 % de piquiers et 60 % de tireurs. La maladie et les désertions vont réduire les effectifs des compagnies à 50 hommes environ, ce qui nous donne un régiment plus proche de 1000 hommes.


En 1635 Richelieu réforme l'armée Française on trouve alors: La maison militaire du Roi avec 7 compagnies (les compagnies ont entre 200 et 400 hommes) de cavalerie, 3 compagnies de gens à pieds, le régiment des Gardes Française (30 compagnies) et le régiment des Gardes Suisses. Le reste de l'infanterie regroupe 19 régiments permanent (les 6 vieux, les 6 petits vieux et 7 nouveaux qui deviendront permanent fin 1635) à 30 compagnies et prés de 114 régiments temporaires à 12 ou 20 compagnies. une compagnie comporte un capitaine, un
lieutenant, un enseigne, deux sergents, trois caporaux, cinq anspessades et 40 soldats, ce qui nous donne un total de 53 hommes par compagnie et 1060 hommes pour un régiment de 20 compagnies.  En générale on avait 40 % de piquiers et 60 % tireurs.


A partir de 1653, une ordonnance royale indiquera que chaque compagnie ait 1/3 de piquiers et 2/3 de mousquetaires.  Les effectifs théoriques oscillent entre 50 soldats en 1635, pour monter à 70
soldats vers 1643, et pour redescendre à 30 soldats vers 1659. Les effectifs réels eux oscillent entre 38 soldats vers 1635-1637 (840 hommes par régiment), et 19 soldats vers 1645 –1659 (450 hommes par régiment).

Enfin, suivant la revue de 1641, de l'armée de Châtillon, qui était déployée en Flandres, on a une moyenne de 500 hommes (20 compagnies) par régiments, le plus faible ayant 140 hommes (20 compagnies) et le plus fort 960 (26 compagnies).


La cavalerie est réorganisée en régiment de 2 escadrons de 2 compagnies. La cavalerie regroupe des régiments lourds, des régiments léger, des régiments de carabins (cavaliers armés de mousquet léger) et de dragons. En 1635 on a 20 régiments permanents (12 régiment de cavalerie légère, 2 régiments de carabins et 6 régiments de dragons) à ce chiffres il faut ajouter 14 régiments nouveau et les 16 régiments Weymariens qui sont soldés par les Français..

Les effectifs théoriques des compagnies de cavaleries est de 55 hommes (1 capitaine, 1 lieutenant 1 cornette 1 maréchal des logis, 2 brigadier, 1 trompette et 48 cavaliers) vers 1636, pour atteindre 73 hommes vers 1642, puis
37 hommes vers 1653 . Les effectifs réels fluctuent entre 40% et 58 % des effectifs théoriques. Ainsi en mai 1641, lors de la revue de l’armée de Champagne on a le régiment de Praslin avec 317 cavaliers (6 compagnies) ou le
régiment de Linars avec 157 cavaliers (4 compagnies).

Tactiquement l’armée française est organisée, à la mode hollandaise, en bataillons d’infanterie de 700 à 1000 hommes environs qui se mettent en bataille sur 8 rangs. La cavalerie est organisée en escadrons de 200 à 250 cavaliers. En campagne les vieux régiments, plus nourris, forment un bataillon, ainsi pendant le siège de Salses en 1639, le régiment de Picardie comptaient 35 officiers et 800 soldats. Par contre les nouveaux régiments sont regroupés par deux pour former un bataillon.

De 1660 à 1715, l'armée de Louis XIV

L'arrivé de Louis XIV au pouvoir renforce la création d’une armée française moderne. Des hommes comme Louvois, Le Tellier, Vauban, Turenne, Condé et Colbert vont créer et commander une formidable machine de guerre qui pour un temps sera appuyé par une marine de guerre efficace.

L’organisation de l’armée française va se modifier, dans son organisation et son armement, nous avons:

- La Maison Militaire du Roi, qui dispose des Garde de Corps (4 compagnies de 400 cavaliers), de la Gendarmerie de la Garde (1 compagnie de 200 cavaliers), 2 compagnies de Mousquetaires de la Garde (2 compagnies de 250 cavaliers), des Grenadiers à Cheval de la Maison du Roi depuis 1671 (1 compagnie de 250 cavaliers) et enfin le régiment des Gardes Françaises (30 compagnies de 200 hommes en 1671) et le régiment des Gardes Suisses (12 à 16 compagnies de 200 hommes).

- La Gendarmerie de France, qui techniquement parlant ne fait pas partie de la maison militaire du Roi et qui compte 16 compagnies de 80 à 200 cavaliers.

- L'infanterie et la cavalerie de ligne, les régiments de Dragons

- Les bataillons de forteresse et les bataillons de Milice

L’infanterie de ligne française de 1670 est organisée en régiment subdivisé en bataillons de 14 compagnies d’infanterie plus une compagnie de grenadiers. En 1695, suite à l'augmentation de la puissance de feux (fusil), le bataillon est réduit à 12 compagnies de fusiliers et 1 compagnie de grenadier. Typiquement les compagnies avaient un effectif théorique de 3 Officiers (1 Capitaine,  1 Lieutenant et  1 sous-lieutenant),  de 2 sergents, 1 tambour, de 3 caporaux, de 3 anspessades et  de 51 soldats (21 piquiers et 40 mousquetaires) vers 1670 et
de 41 soldats vers 1700. On a donc un bataillon de 950 hommes vers 1670 et 700 hommes vers 1700. Un régiment compte normalement deux bataillons. Les effectifs réels des compagnies devaient tourner autours de 30 - 50 hommes ce qui nous donne un bataillon de 400 à 650 hommes.

Pour ce qui concerne l’armement, le mousquet à mèche fut remplacé par le mousquet à silex ou fusil entre 1670 – 1699. Vers 1684, avec l’introduction de la baïonnette avec cran de fixation, le piquier disparaît progressivement.

La cavalerie ne connut pas de bouleversement spectaculaire.

Vers 1672,  elle était organisée en régiment de 4 - 6 compagnies de 54 hommes (3 officiers). Ce qui nous donne des régiments de 230 - 340 hommes (avec l'état major). Les régiments de Dragons ont la même organisation que la cavalerie de ligne, mais ils sont armés avec un fusil à silex. La cavalerie légère provient toujours de l'Europe de l'Est, même si en 1690, Louis XIV créait le premier régiment de Hussard, le Royal-Hussard.

En 1667, l'artillerie est organisée en 6 compagnies de canonniers et bombardiers. En 1671 les français forme le régiment des fusiliers du roi qui devient le régiment Royal de l'Artillerie en 1693 et en 1684 il forme le régiment Royal-Bombardier.

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Published by Quinte Septime, compagnie d'escrime de spectacle - dans Vivre au Grand Siècle
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commentaires

fabrice 13/04/2009 07:19

Cet article est issu du site consacré aux tercios espagnols créés par Dr. Pierre PICOUET, avec l'aide du Dr. Susana Pombo. Voici le lien de leur site.C'est donc un condensé de leur travaux consacrés à cette prériode. L'intégralité des sources est disponible sur leur page de lien.

leila 12/04/2009 20:30

C'est un bon article mais je souhaiterais savoir qui l'a écrit et est-ce un texte officielle et reflétant bien la réalité de cette période ? Merci de me répondre sur ce site si possible merci à vous !

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