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Escrime Artistique et Escrime de Spectacle

 

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15 novembre 2009 7 15 /11 /novembre /2009 10:11

Voici un petit reportage photo de la section armes anciennes du musée de l'Armée aux invalides à Paris. Vous serez étonné par l'étrangeté de certains mécanisme ou de certaines formes des "outils" de l'époque. Ces quelques photos présentent des pistolets à Rouet, et des mécanismes à silex. Ces armes richement décorés et/ou fabriqués avec des matériaux précieux ivoires, filigranés avec de l'or indiquent clairement le statut de leur propriétaire mais aussi la qualité du travail des armuriers.

 

Les premières armes à feu compactes furent développées en tant que modèles miniatures des armes d'artillerie et furent d'abord appelées canons à main, bouches à feu.

Les canons à main
Dans le premier quart du 14e siècle, le canon à main fut développé : un simple tube de fer à canon lisse, fermé à une extrémité excepté pour une ouverture appelée lumière, et inséré dans une pièce en bois arrondie pour qu'on puisse le tenir sous le bras. Le tube fut chargé avec des billes de plomb et de la poudre et tiré en insérant un fil chauffé dans la lumière. Les modèles plus avancés avaient une dépression en forme de cuillère, appelé un bassinet, au bout de la lumière : une petite charge de poudre fut placée dans le bassinet et tirée en y appliquant une petite mèche à combustion lente. Celle-ci, consistant d'un bout de corde trempé dans une solution de nitrate de potassium et ensuite séchée, brûlait sans prendre feu et ne s'éteignait pas. La charge de poudre dans le bassinet était difficile à s'allumer, était fréquemment affectée par la moisissure dans l'atmosphère et demandait un rallumage juste avant de tirer pour éviter tout raté.

Les pistolets et fusils à mèche

Reproduction source Armae.com


Vers le milieu du 15e siècle, un type de mousquet appelé fusil à mèche fut introduit. L'arme était essentiellement la même que le canon à main, sauf que la mèche à combustion lente fut attaché au sommet d'une pièce appelée serpentin, un pièce de métal en forme de S pivotant au centre. Peser avec un doigt sur le bas du serpentin, comme avec une détente, déplaça le dessus avec la mèche attachée après dans le bassinet, qui contenait la charge propulsive de poudre noire. Parce que seulement un doigt était nécessaire pour tirer l'arme, le fusil à mèche laissait les deux mains libres pour tenir et viser l'arme. Un raffinement dans la forme de la crosse pour permettre de tirer à partir de l'épaule produisit l'arquebuse.

Les pistolets et fusils à rouet

Pistolets à rouet,
Italie XVIIe siècle

Pistolets à rouet,
Allemagne XVIIe siècle

Pistolets à rouet,
Allemagne XVIIe siècle

Platine à double rouet,
Allemagne XVIIe siècle

Arquebuses à rouet,
Allemagne XVIIe siècle



Vers 1515, une amélioration dans le mécanisme de tir des armes portatives, appelée rouet, fut inventée. Cela consistait d'une roue à ressort qui, lorsque relâchée par un mécanisme de détente, faisait pivoter une pièce d'acier solidifié contre une pierre, projetant un jet d'étincelles dans le bassinet et, ainsi, déchargeant l'arme. Approximativement vers la même époque, les armuriers introduisirent les canons rayés. Le fusil à rouet fut trop compliqué et trop dispendieux pour une acceptation générale.

Les pistolets et fusils à silex

Pistolets à silex,
Allemagne XVIIe siècle

Pistolets à silex,
France XVIIe siècle

Vers la fin du 17e siècle, le fusil à silex fut inventé. Ce type de mécanisme consistait d'un marteau alimenté par ressort et portant une pierre à son extrémité; lorsque la détente était pressée, le marteau frappa la pierre contre une plaque de percussion en acier située au-dessus du bassinet et cela produisit un jet d'étincelles.

Le développement final des armes à feu à allumage à la pierre fut une amélioration de la plaque de percussion : celle-ci prit la forme d'un L. Le bas du L fut utilisé pour couvrir le bassinet, pour le protéger contre la moisissure jusqu'à ce que la partie supérieure du L soit frappée par le silex. Cela produisit un jet d'étincelles lorsque la poudre dans le bassinet fut à découvert.

Le fusil à silex fut le principal type d'armes à feu portatives à la fois pour les armes d'épaule et les armes de poing, de la fin du 17e siècle jusqu'au milieu du 19e. Les mousquets à silex à canon lisse furent l'arme militaire principale pour l'infanterie dans les armées des principales puissances de l'Europe. En 1807, l'inventeur John Forsyth développa le système à percussion, rendant possible le développement des armes à chargement par la culasse (armes chargées par l'arrière du canon, plutôt que par le devant). Plusieurs armes à chargement par la culasse du 19e siècle utilisèrent une cartouche contenant seulement de la poudre et un projectile : l'arme fut équipée d'une cheminée retenant une amorce à percussion qui fut tirée par l'impact du marteau lorsque relâché par la détente.

Dans les années 1850, la cartouche à percussion centrale prit de l'expansion. Leur design, avec un étui en une seule pièce, est essentiellement identique à ceux qu'on retrouve aujourd'hui.

 

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Published by Quinte Septime, compagnie d'escrime de spectacle - dans Vivre au Grand Siècle
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