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Escrime Artistique et Escrime de Spectacle

 

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5 mars 2011 6 05 /03 /mars /2011 09:53
Pbrasme
Article du Républicain Lorrain
édition de Metz du Dimanche 6 Mars 2011.



Avec Carole, J'ai assisté à la Conférence donnée par M. Pierre BRASME au Grand Salon de l'hôtel de Ville de Metz. Le Sujet, La venue de Louis XV en la ville de Metz, "les scènes de Metz" qui conduisirent à la congédiation de Madame de Chateauroux, favorite du Roy et qui marquèrent profondément Louis XV. C'est au terme de sa maladie contractée à Metz, que devant la liesse du peuple de Metz à l'annonce de son rétablissement que Louis XV devient Louis le Bien Aimé.
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Article du Républicain Lorrain
édition de Metz du Samedi 12 Mars 2011.
 
 
Ci-dessous, un petit avant goût du contenu de la conférence
 
À propos de la maladie de Louis XV à Metz (août 1744)
 

S’il est une visite royale qui aura marqué l’esprit des Messins, et qui est restée gravée dans les annales de la ville, c’est bien celle qu’y fit à l’été 1744 le roi Louis XV. Arrivé le 4 août, il tombe malade le 8, se confesse et se fait apporter le Saint Viatique le 13, reçoit l’Extrême Onction le 15, est donné pour mort durant quelques heures, oscille entre vie et trépas durant plusieurs jours, se remet avant d’être considéré comme guéri, et repart  le 28 septembre, auréolé du titre de Bien Aimé, pour la cour de Lunéville où le reçoit son beau-père Stanislas.
 
Le voyage, le séjour et la maladie de Louis XV à Metz ont donné lieu à plusieurs relations, dont la plus connue est le Journal de ce qui s’est fait pour la réception du roy dans sa ville de Metz le 4 août 1744, commandé par la ville de Metz et dont l’auteur reste inconnu, mais que l’on attribue généralement au notaire Jacques Baltus, l’auteur des célèbres Annales (1724-1756). Mais d'autres documents nous renseignent sur cet événement, et l'un d'entre eux figure dans les registres de délibérations du Bureau des Finances de la généralité de Metz-Alsace, intitulé Mémoire et relation sur les événements de l’arrivée du Roy dans cette ville de Metz (Archives départementales Moselle, C 77) : nous en reproduisons ici les principaux extraits :
 
« … Monsieur le Maréchal de Belle-Isle a été au devant (du roi), suivi des officiers de ville, qui ont complimenté Sa Majesté par la bouche du lieutenant de maire (le maître-échevin)…, à l’entrée de la porte au devant du corps de garde avancé où Monsieur le Maréchal a présenté les clés de la ville de vermeil bien recherché.
 
« Sa Majesté, à l’entrée de la ville, a passé sous un arc de triomphe orné de peintures, devises, inscriptions et légendes. Deux jets d’eau devançaient cet arc et s’élevaient de plus de vingt coudées, et deux fontaines de vin en avant. Depuis la porte jusqu’à trois toises en avant de l’arc étaient deux gradins de planches de huit rangs de hauteur remplis de toutes sortes de personnes de distinction des deux sexes tant de cette ville que d’autres, de même que toutes les croisées et portes des maisons au devant desquelles Sa Majesté devait passer, toutes les rues tapissées et aux carrefours plusieurs gradins occupés de même que les premiers.
 
« Sa Majesté s’est rendue d’abord à la cathédrale pour y entendre chanter le Te Deum, à l’entrée de laquelle elle a été complimentée par M. l’Evêque à la tête du clergé. Au sortir du Te Deum pour se rendre au louvre (sic), elle a passé le long de la rue des Clercs au bout de laquelle était un second arc de triomphe à l’entrée de l’esplanade, orné pareillement de diverses inscriptions et légendes. Et arrivé au Louvre, qui est maison ordinaire du gouverneur, il s’est mis à table, couverte de vingt-deux couverts où étaient plusieurs seigneurs et en particulier Monsieur le Maréchal de Belle-Isle qui avait fait préparer le dîner auquel Sa Majesté a fait un accueil gracieux… Les jours suivants, le roi a visité tous les quartiers de la ville et des fortifications à cheval et toujours aux grandes acclamations du peuple.
 
« La veille de son départ fixé au dimanche 9 pour aller en Alsace se trouver à la tête de son armée et combattre ses ennemis, Sa Majesté est tombée malheureusement malade, ce qui a arrêté et suspendu ses projets et causé une alarme universelle et jeté tout le peuple dans la dernière affliction.
 
« Le 15, jour de l’Assomption de la Vierge, jour de la procession votive, le Parlement et le Bureau (des Finances) ont assisté en l’église cathédrale, en robes noires ordinaires contrairement à l’usage attendu la maladie très dangereuse de Sa Majesté, sans le son des cloches pas même de la grosse dite Mutte, et la procession n’est point sortie de l’enceinte de l’église et s’est faite au sortir du chœur. Et a reçu après les prières faites pour le rétablissement de la santé du roi la bénédiction du saint Sacrement exposé pendant cinq jours dans toutes les églises.
 
« Le danger imminent où s’est trouvé le roi a attiré la reine dans cette ville où elle est arrivée le 17 à onze heures du soir et a pris logement au Louvre. Monseigneur le Dauphin est arrivé huit heures avant la reine et est allé descendre dans la maison abbatiale de Saint Arnould… »
Journal de ce qui s'est fait pour la réception du roi dans sa ville de Metz , le 4 août 1744 ; avec un recueil de plusie urs pièces sur le même sujet et sur les accidents survenus pendant son séjour -Ve P. Collignon (Metz)-1744

 

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Published by Quinte Septime, compagnie d'escrime de spectacle - dans Vivre au Grand Siècle
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